mercredi 4 août 2010

Traversées nocturnes - Paul Raymond Côté et Constantina Mitchell



Jean-Luc de Montigny quitte Bordeaux avec son fils pour venir s’établir en Nouvelle-France. Il tombera amoureux de Marie-Claire, mais elle a un terrible secret.

Comme vous avez dû le remarquer, j’aime beaucoup les romans historiques. Ce roman entre dans cette même catégorie. Quand Montigny débarque au port et s’installe à l’auberge du Roy, il assiste, à Place Royale devant l’église Notre-Dame-des-Victoires, à sa première condamnation sur le bûcher. Il croise aussi, pour la première fois, des autochtones.

La ville de Québec est très bien décrite par les auteurs. J’avais l’impression d’être un colon immigré sur le continent. Le nom des rues (certains n’ont pas changé), l’Hôtel-Dieu-de-Québec, le plus vieil hôpital francophone en Amérique du Nord(aujourd’hui, d’une laideur à faire peur) et le renommé chirurgien du roi, Michel Sarrazin (que je connaissais par sa maison pour les malades en phase terminale), ne sont que quelques exemples que j’ai appréciés.

L’histoire d’amour est très belle, peut-être trop longue avant d’aboutir et trop entrecoupée par le passé. Mais elle nous révèle les moeurs de l'époque.

Au début de la colonie, l’esclavage était chose commune. Jean-Luc hérite de la terre de son oncle, ce qui comprend le domaine et les esclaves. Traitera-t-il ces gens aussi bien que son oncle?

Malheureusement, bien des points m’ont dérangé. Premièrement, aucun chapitre, que des ellipses. Deux sortes différentes, des *** et des -------! Chacun nous transportant souvent dans un moment différent dans le temps.

L’action se déroule immédiatement après les quelques lignes du journal intime de Montigny. J’étais souvent perdu. Je lisais un ou deux paragraphes avant de comprendre ce qui se passait, surtout quand Marie-Claire et Jean-Luc nous livrent leur secret.

Pierre, le fils de Jean-Luc et sa gouvernante, Madame Séguin, semblent accessoires. Ils sont là, on les nomme, mais ils ne font pas parties de l’histoire. Ils bougent un peu, mais ne parlent jamais, sauf la gouvernante qui, vers la fin du livre, donne son avis. Dans certaines ellipses, on nous raconte l'aventure de Pierre adulte. Ses souvenirs, son avenir qui s'achève et son père.

Très dur à suivre toutes ces époques et surtout la façon de les rendre.

Malgré tout, ce livre vaut la peine d’être lu. Surtout si vous voulez vivre les dernières années du régime français au Canada ainsi que la mentalité et la culture de ces gens. Avec son nouvel amour, le français se fait souvent initié aux plats d’ici. Cela m’a fait sourire. Essayez-le, je ne crois pas que vous serez déçu.

Acheter ce livre.

1 commentaire:

  1. Décidément, on dirait que la littérature me fait peur, étant donné les rares livres que je lis ces derniers temps. Chose certaine, j'aime bien lire tes critiques car elles me donnent aisément envie de lire les livres que tu suggères.

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