dimanche 29 août 2010

Rêver en couleurs

Encore une fois, hier (et avant-hier), nous avons perdu au dekhockey. Pas juste perdu, défoncé, humilié, démoli. Ça ressemble de plus en plus à Slap Shot ou à Charlie Brown au baseball...

J'ai hâte que cette saison achève, je ne suis plus capable de me présenter là en sachant très bien qu'on va perdre avant même que la mise au jeu ne soit faite.

Les passes ne se rendent pas sur la palette, on ne tire pas au but, on ne se voit pas sur le jeu, on est MAUVAIS!

Je suis tanné d'être à la défense, de toujours chercher les ailiers qui sont toujours trop loin pour m'aider à sortir la balle de ma zone, d'avoir l'air d'un cône...

Après le revers, on a lavé notre linge sale dans le vestiaire. Moi, je n'ai pas dit un mot. Premièrement, pour cette saison, je suis d'un négativisme décourageant et deuxièmement, ça ne sert à rien, on parle depuis 17 parties et rien n'a changé.

Tout le monde jette le blâme sur l'autre, mais celui qui parle ne change pas. Revenons avec les proverbes : Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi?

Dans la LHCI, le style de hockey est beaucoup plus individualiste. Tu peux faire n'importe quoi et ça peut se terminer par un but.

Pas à 5 contre 5. Je suis tanné d'avoir de la pression sur mes épaules (parce que si un but entre, on ne peut revenir de l'arrière, on ne l'a jamais fait cette année (je plains aussi le gardien...)), de toujours être dans le rush dans le coin de la patinoire, de ne jamais avoir personne qui vient m'appuyer pour m'aider à sortir la balle, de ne jamais recevoir la balle quand je me démarque, seul devant le but.

Comment veux-tu être positif quand aucun de ces aspects n'a changé?

Où est le plaisir de se faire planter match après match?

Il reste deux matchs à cette pénible saison et je me demande si je vais y participer. Les gars disent les séries, on peut causer une surprise. Les gars, je me suis abstenu de vous le dire dans la chambre, mais nous avons mangé une volée toute l'année, blanchit au moins 4 fois, on n'a pas d'offensive, ni de stratégie. Il y a 2 matchs minimum à jouer, nous allons affronter le haut du classement qui nous a dominé toute l'année. Ne rêvez pas en couleur, vous n'en jouerez pas un de plus.

5 commentaires:

  1. Ouch, avec une telle revue annuelle, difficile d'être optimiste comme tu dis.

    Dommage que cet amas de pertes vous empêche de retirer un tant soit peu de fun à jouer à votre sport favori, ce qui est habituellement le but premier.

    Crois-tu revenir l'année suivante ou tu songes à laisser tomber pour une autre équipe?

    RépondreEffacer
  2. Peut-être m'offrir comme remplaçant.

    Va falloir que je vois de gros changement pour me réinscrire l'an prochain. Sinon, je vais y penser 2 fois avant d'aller sacrer pendant 1 heure.

    RépondreEffacer
  3. Au moins, d'une certaine manière, tu vas sûrement sauver un peu d'argent...

    RépondreEffacer
  4. Pour faire un peu de sports, l'argent ce n'est pas un problème. Mais avec le morale à terre, s'y rendre de reculons et être frustré toute la partie, ça, c'est autre chose.

    RépondreEffacer
  5. Je te comprends. Ça doit être pour ça que je ne pratique aucun sport... ou du moins si je devais le faire, pas un de compétition.

    RépondreEffacer