mercredi 18 août 2010

Opération Iskra - Lionel Noël



En 1943, alors que l'Allemagne nazie s'essouffle, Hitler envoie des espions à la conférence de Québec pour éliminer les dirigeants des pays alliés.

Egan O'Shea, un agent alcoolique et coureur de jupons rencontre Anne Doucet, une Canadienne française qui s'associe avec lui pour mener l'enquête.

Évidemment, tous les personnages historiques connus comme Roosevelt, Churchill et Mackenzie King sont réunis au Château Frontenac pour négocier, on le sait maintenant, le jour J, le débarquement en Normandie du 6 juin 1944.

Staline, lui, restera au Kremlin, ses agents secrets l'informent que Hitler va envoyer sur place un commando pour attenter à sa vie.

L'action, les faits historiques, l'auteur a consulté bien des ouvrages pour rendre ce livre crédible. Cependant, il a oublié une chose à mes yeux importante : le parlé de Doucet, je ne me suis pas senti à Québec, je me pensais plutôt à Paris. J'aurais aimé qu'il m'imprègne du décor de la ville et du charme de l'accent des Canadiens français. Certains auteurs arrivent à me faire vivre l'époque où le récit se passe, mais pour moi, dans Opération Iskra, l'auteur a manqué son coup.

Après une courte recherche sur Internet, j'ai lu ici que l'auteur a beaucoup travaillé le réalisme de son roman. Dommage que ça n'accroche pas.

Ce n'est pas un mauvais livre pour autant. L'intrigue est bien ficelée, le caractère d'O'Shea bien rendu (on voit bien quel type d'homme il est) et les faits historiques sont présents. Malheureusement, l'ambiance n'y est pas et c'est dommage. Un seul « Y mouille! » à la fin du paragraphe m'a fait sourire. Essayez-le, peut-être que pour vous, ce qui m'a dérangé sera minime.

Acheter ce livre.

3 commentaires:

  1. Je te trouve sévère. Le roman n'est pas sans défauts. L'auteur nous sert parfois des clichés et donne à son roman un caractère un peu américain. Mais j'ai bien aimé somme toute ce roman.

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  2. J'ai apprécié moi aussi, mais je eu beaucoup de difficulté à m'attacher aux personnages et Québec, en 1944, ça n'a pas fonctionné pour moi, j'aurais pu n'importe où sur la planète.

    Merci pour votre commentaire et bienvenue sur mon blogue.

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  3. J'ai bien aimé ce récit. En ce qui concerne le parler, Anne Doucet a longuement vécu en Europe et a côtoyé des milieux aristocratiques. Il est fort probable que son français se soit modifié à leur contact. Elle fréquente d'ailleurs à Québec des Européens. Pourquoi userait-elle d'un français matiné de joual ? D'autant que nous sommes avant les années 50.

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