dimanche 15 août 2010

Imprimatur - Rita Monaldi et Francesco Sorti



Rome, 1683, il y a un mort à l’auberge du Damoiseau. La peste est suspectée et l’établissement est mis en quarantaine. L’apprenti de l’aubergiste mène l’enquête, cela le conduit dans les souterrains de Rome.

Cette brique de 853 pages m’a offert histoire (dans le sens historique), intrigue et culture. On revit l’atmosphère de l’époque, les craintes, les inégalités sociales, le spectre de la guerre, tous ces aspects ont été compilés dans cet ouvrage d’une richesse documentaire impressionnante.

L’auberge du Damoiseau a existé, le pape Innocent XI a réellement financé Guillaume d’Orange pour son projet de la conquête de l’Angleterre, sans oublier les disputes entre Louis XIV et le Saint-Siège. Nous sommes plongés dans une Europe fragile, aux rois désireux d’augmenter leur richesse et peu soucieux des citoyens.

Grâce aux souterrains, l’apprenti débouche à des endroits névralgiques de Rome où il apprend, en même temps que nous, bien des choses sur l’église et les rois, on comprend (on savait) qu’au fil des siècles, elle avait financé bien des pays au nom de la foi.

Le récit est bien ficelé, les personnages fidèles à eux même, l'atmosphère bien rendue, je cherche en vain les défauts de ce livre.

Le récit dure 800 pages et vous bénéficiez d’une cinquantaine de pages d’explications historiques sur la réalité de cette époque. Honnêtement, je ne veux pas trop vous en dire. Si une telle brique ne vous fait pas peur, que cette époque, tant la mentalité et son quotidien, vous fascine, malgré qu’ici, on est restreint à l’auberge, vous adorerez la précision et l’exactitude des faits et l’habileté avec laquelle les auteurs vous l’offrent. Moi, j'ai aimé!

Acheter ce livre.

4 commentaires:

  1. Étant un fan des romans qui situent l'aventure dans un contexte rigoureusement historique, j'ai adoré et dévoré Imprimatur. Malheureusement, le roman est trop court, malgré ses quelques 800 pages et on en voudrait plus.
    La suite de Imprimatur, Secretum, est un peu décevante, du moins si on la compare au premier roman, mais est tout aussi bien documentée. J'attends avec impatience la sortie de la traduction française de Véritas, le troisième de cette saga pleine de rebondissements.

    Luc Boisjoli gars.ecolo@hotmail.com

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  2. Très vrai, malgré 800 pages, le roman passe très vite!

    Merci pour les infos sur la suite.

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  3. Bonjour, c’est en regardant le blogue de mon cousin Richard Tremblay, L’ermite de Rigaud, que j’ai vu que tu faisais un commentaire sur Imprimatur. Si tu as aimé ce roman, et ça vaut pour tous les lecteurs qui l’auront aimé, peut-être aimeras-tu aussi les romans suivants, tous très bien documentés d’un point de vue historique.

    LES ROIS MAUDITS, de Maurice Druon. Une succession de 7 romans très palpitants sur la chute des templiers et la fin de la dynastie des Capétiens directs, en France. Malgré beaucoup de spéculations, l’aventure et les rebondissements ne contredisent jamais la réalité des faits que nous connaissons aujourd’hui. Le septième roman, de l’avis de plusieurs, ressemble plus à une chronique ennuyeuse et n’a plus rien à voir avec les six palpitants romans qui le précède. Moi je n’ai pas terminé ce septième tome. Une série de télé-théâtre et une autre de téléfilms ont aussi été réalisés.

    LE NOM DE LA ROSE, d’Umberto Eco. Malgré un langage très savant et des paragraphes entiers en latin, ce roman se laisse dévorer. On y traite avec beaucoup de finesse de la dispute entre les franciscains qui prônaient la pauvreté et la riche église catholique romaine, ainsi que la censure qu’effectuait cette dernière au moyen-âge. Les deux héros errent de nuit dans un labyrinthe et tentent d’élucider une série de morts mystérieuses que certains moines attribuent un peu trop facilement à l’action du Malin. Un très bon film a été fait avec Sean Connery et Christian Slater et est très fidèle au roman.

    UN LOUP EST UN LOUP, de Michel Folco. L’histoire palpitante de quintuplés parfois cruels, mais toujours très unis et très attachants. Les deux pieds nus dans la cagadoue, son père séquestré dans sa maison à cause de la rage, au milieu des bandits ou des loups, Charlemagne, le plus jeune de la fratrie, éprouve pleinement la rudesse de l’époque.

    LES PILIERS DE LA TERRE, de Ken Follet. Pas de la grande littérature, mais très efficace. L’auteur nous tient en haleine et raconte les tribulations des bâtisseurs de cathédrale dans l’Angleterre médiévale. Bien que le pauvre Tom se meurent de faim et de froid pendant quelques centaines de pages, ce qui peut paraître long, ça ne manque pas de rebondissements. Dans la suite, UN MONDE SANS FIN, l’action se déroule 200 ans plus tard et on y retrouve la même efficacité, la même manière de tenir le lecteur en appétit.

    FORTUNE DE FRANCE, de Robert Merle. Pendant les guerres de religion, en France, sous le règne de la calculatrice Reine Mère Catherine de Médicis, on suit les hauts et les bas d’une famille de barons protestants. À la fin on y offre des notes historiques et, plus intéressant encore et fort utile pour cette lecture, un glossaire des mots du français du XVI siècle et de la langue d’Oc, d’où le nom de la région du Languedoc, dans le sud-ouest de la France. Il y a des suites à ce roman, mais je n’en garde pas assez de souvenirs pour les commenter.

    Bonne lecture!

    Luc Boisjoli gars.ecolo@hotmail.com

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  4. Merci beaucoup Luc pour tes suggestions. C'est certain que je vais piger dans ces titres à un moment donné.

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