dimanche 4 juillet 2010

Questionnement héréditaire

Avez-vous déjà vécu une situation qui vous a figé? D'avoir l'impression que les murs se resserrent sur vous, de vous sentir étouffé, de n'avoir envie de rien sauf vous enfuir en courant, de nager dans la négation, de ne plus écouter ce qu'on raconte autour de vous, d'être partagé entre la colère, la frustration, la déception et l'humiliation?

Peu importe le moment et l'instant dans votre vie, j'ai réalisé une chose complètement malade : le bagage génétique de mon fils est quasi identique au mien.

J'ai ressenti cette angoisse, cette peur, cette envie de vouloir tout balancer au bout de mes bras et de se traiter de pas bon, de mauvais, de pourri, etc.

Avez-vous vécu une situation qui vous oblige à encaisser parce qu'il le faut, qu'il n'y a pas de moyen de fuite. Vous sentez cette implosion en train de se produire en fond de vos tripes et impossible de la contrôler.

J'ai été frappé. Tellement que j'ai dû m'éloigner, fuir, prendre le recul que je ne pouvais pas prendre parce que la situation exigeait que je reste présent, complètement perdu dans mes pensées fatalistes, victime d'un dédain envers soi-même.

Et ils avaient tous raison. Ça, ça fait mal.

Je me dis, pourquoi ça tombe sur moi? Pourquoi je ne perfome pas quand je dois le faire? Pourquoi n'étais-je pas prêt à ça? Pourquoi étais-je si vulnérable? Je me sentais comme au banc des accusés, me sachant innocent, écoutant l'avocat adverse manipule la preuve contre moi et que l'acquittement est impossible.

Fuir. Fuir avant d'exploser. Cet écoeurement, ce dégoût pour mes dix doigts, on dirait que ça a ravivé ce mal de pied que j'endure depuis 1 semaine suite à un coup de bâton accidentel pendant une partie de deck-hockey.

Reconnaître mon gars en moi, ça m'a sonné, j'étais fessé, terrassé. Même si je voulais nier, il n'y a aucun doute, cette angoisse compulsive vient de son père. J'ai peut-être perdu le respect de certains, mais je vais aider mon gars à gagner son combat parce que je l'aime et le comprends plus que jamais.

1 commentaire:

  1. Oui. Tu seras mieux outillé pour aider ton fils. Et tu reviendras, plus fort toi aussi. xxx

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