samedi 12 juin 2010

Si tu ne veux pas travailler...

Reste chez vous!

Il faut vraiment le vivre et être de l’autre côté de la table pour comprendre l’un des défis que le Québec devra surmonter dans les prochaines années. Comme vous devez déjà le savoir, le choc démographie va nous frapper de plein fouet. La génération des baby-boomers est vieillissante et bien sûr, prend sa retraite.

Je ne vous parle pas de ces programmes comme la Régie des Rentes dont la cotisation augmente sur mon chèque de paie tandis qu’ils ont payé des miettes et que je n’en profiterai probablement pas à ma retraite.

Non, je vous parle de la nouvelle génération, entre 15 et 25 ans, qui n’a connu aucun changement, aucune difficulté, aucune épreuve. Enfants des couples reconstitués, ils ont tout cuit dans le bec, mais ça n’est pas assez. Ils ne veulent pas travailler, fournir aucun effort pour gagner sa croûte. Pourquoi le faire, si maman et papa ne veulent pas me donner de l’argent, je vais aller voir mamie ou beau-papa avec qui je m’entends bien… vous voyez le portrait.

Un peu comme les assistés sociaux aptes au travail prestataire de père en fils, ils vivent aux mamelles de l’état, un état omniprésent, pauvre. Moi, je considère le gouvernement comme le problème, pas la solution. Je veux moi d'état ans ma vie. Je veux qu’ils cessent d’être dans la vente au détail parce qu’ils nous fourrent ou dans la loterie, parce qu’il abuse des gens âgés avec des autobus aller/retour pour les casinos ou en faisant semblant qu’ils s’occupent des joueurs compulsifs... Bref, l’état profite des entrées d’argent de ce qui était prohibé.

Pour revenir à cette génération, ma conjointe est à son compte et son entreprise commence. Elle a trouvé une employée bonne et hyper fiable. Mais présentement, elle ne peut plus grossir parce qu’elle n’arrive pas à embaucher. Lors des entrevues, c’est ridicule ce que les gens demandent. Oui, ça existe le type qui veut gagner 20$ de l’heure avant même d’avoir commencé à travailler.

La première qu’elle a engagée s’est déclarée malade… à sa première journée! Parce qu’elle voyage en autobus et qu’il neigeait. Là, celle qu’elle a va recevoir son 4%! Elle doit remanier son agenda et se fier à elle et son employée. Elle ne peut pas donner plus de responsabilités à son employée en qui elle a confiance et former deux équipes, pas de main d’œuvre. Je dois spécifier que la maladie de la lâcheté n’attente pas seulement les jeunes, mais c’est majoritairement leur gang.

Que vont-ils faire à la sortie de l’université? Une consoeur me disait que son fils venait d’entrer au McDo et après quelques mois, il était l’un des plus anciens. Ça n’entre pas travailler, ça démissionne, etc. L’avenir fait peur…

7 commentaires:

  1. Oui, l'avenir fait peur, et c'est d'autant plus difficile lorsqu'on se rend compte à quel point ce que tu dis est majoritairement vrai. L'état contrôle TOUT (alcool, tabac, jeux et tous les vices possibles) et c'est d'autant plus vrai quand on remarque que la SAQ n'est qu'une excuse pour montrer qu'au Québec, la prohibition n'est toujours pas terminée.

    Et les jeunes n'aideront certainement pas les choses et forceront le gouvernement à cotrôler davantage de branches du système pour faussement montrer qu'ils en ont quelque chose à foutre alors qu'il y a là l'occasion unique de littéralement TOUT contrôler... jusqu'à leurs pensées.

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  2. Tu me fais penser à quelque chose. Si nous reculons de 50 ou 60 ans, tu étais un adulte à 18 ans. Souvent tu avais des enfants à 20 et ta famille complète à 25.

    Maintenant, tu es un ado jusqu'à 30 ans. Le permis à 16 ans? Non, c'est un permis de chasse ou de tuer appeler le comme vous le voulez. Je grimperais l'âge minimum à 21 ans, rien de moins. La tranche d'âge 16-24 ans représente 10% de conducteur, mais 25% des accidents mortels. Jean-Marie de Konick est complètement dans le champs avec ses recommandations. D'ailleurs, depuis nez rouge, il semble surévalué, comme si personne d'autre n'avait des idées pour le comportement routier. On va ce phénomène avec Yvan Miville-Deschênes et l'aviation.

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  3. L'autre jour j'ai vu un petit couple d'ados, 16-17, pas plus vieux que ça, qui se promenait avec leur enfant. Aujourd'hui, les enfants ont des enfants à un âge à laquelle il ne sont pas assez responsables pour s'en occuper. C'est triste. Le permis à 16 ans ? Non, plutôt 21 comme tu dis. J'ai vu la dernière campagne de la SAAQ et je me demande si elle va faire effet cette fois ou encore, qu'elle sera aussi efficace que les autres qui l'ont précédées.

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  4. Les campagnes de publicité gouvernementale n'ont plus du tout le même impact qu'à l'époque... prenons le cas d'une publicité contre le vol ou le crime: ceux qui n'ont jamais été tenté de voler ne seront pas affectés puisqu'ils ne se sentiront pas visés et la même chose est vraie pour les criminels multi-récidivistes. Le problème avec ces pubs est qu'elles sont généralement sans saveur ou impact pour la majorité de la population d'où on peut se demander la pertinence desdites publicités.

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  5. Hum, je remarque une chose dans ce discours : vous semblez considérez que ces enfants de familles reconstituées n'ont rien connu comme changement.

    Or, ils SONT le changement. Ils sont le fruits de parents absents, de familles brisées, de garderies, d'écoles aux programmes toujours en train d'être "réformés"... Ils arrivent dans une société où gagner le salaire minimum, ça veut dire crever de faim. Ils arrivent dans un milieu du travail où les employeurs sont prêts à les faire travailler 50 heures par semaine plutôt que 35, comme ils le voudraient. Or, ils ont vu avec leurs parents ce que ça donnait de travailler autant que l'employeur le veut.

    J'm'excuse, mais je les comprends d'agir comme des bébés gâtés. Ça reste une plaie de travailler avec eux, mais faut regarder les deux côtés de la médaille.

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  6. @Gen je crois que tu as un bon point que je n'avais pas vraiment remarqué... peut-être par mon ignorance de cette génération ou autre chose... le hic avec eux c'est que bien qu'ils ne veulent pas crever de faim, l'impression générale qui s'en ressent est qu'ils ne semblent pas voir ou vouloir s'en sortir, ou chercher d'autres solutions. Encore là, peut-être que je suis un peu ignorant de la situation étant donné que je ne suis pas parent...

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  7. @Gen il y a une différence entre crever de faim et vouloir son premier emploi à 25$/h. Oui, ils sont le fruit de familles reconstituées, mais avoir 2 Wii, 2 playstations, 8 grand-parents, 4 parents et beau-parents, des demi-frères et soeurs, je crois qu'ils ont tellement tout que ça le résultat est nul. Faut manger quelques sandwichs à la moutarde pour trouver les meilleures idées, c'est con, mais c'est vrai!

    @Michel comme j'ai dis dans mon commentaire précédent, ce couple de 16-17, probablement séparé d'ici 3 ans, aurait été plus mature en 1950 qu'en 2010.

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