mardi 29 juin 2010

La bonne méthode de travail

Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de mes journées comme vp.

Aujourd'hui, j'ai passé la journée dans Bellechasse. Comme 4e vp, l'une de mes responsabilités, même si elle est attribuée aux quatre autres, est de m'occuper des FFRS (Facteurs et Factrices Ruraux et Suburbain).

Bref, ce sont les gens qui livrent dans les villages où il n'y a pas de facteurs à pied. Un bureau peut contenir entre 1 et 4 FFRS (des fois plus) et le ou la maître de poste. Depuis 2004, ces gens sont syndiqués et sont représentés par le STTP.

Un de leurs droits, quand ils jugent qu'un élément de leur travail est dangereux pour leur santé et sécurité est, conformément au Code canadien du Travail, est le droit de refus.

Hier, un membre a exercé ce droit et le Chef de zone(le superviseur de ces bureaux (CdZ)) a demandé à son supérieur l'intervention d'un agent de Travail Canada. Ça a pris 24 heures. Était présent à cette rencontre : moi, l'employé (masculin pour alléger le texte, la confidentialité est primordiale et avec raison), le CdZ, un monsieur responsable de la santé et de la sécurité chez l'employeur et une madame de Travail Canada.

L'employé explique la raison de son refus. Lors d'une réorganisation de route, chaque aspect de la route est réévalué dont l'aide ergonomique (une personne qui est assise sur le banc passager à qui l'employé donne le courrier afin qu'elle le dépose dans la - boîte à piquet - (ce sont des boîtes à malle plantées sur le bord de la route avec un poteau de plus ou moins 4 pieds)) et la plupart du temps, le FFRS perd son aide ergonomique. Il a ainsi le fardeau de la preuve que sa route nécessite un aide.

Mais quand la personne est seule, elle doit procéder ainsi : immobiliser son véhicule, mettre le bras de vitesse sur P, déboucler sa ceinture de sécurité, glisser sur son banc jusqu'au banc passager, boucler la ceinture passager, baisser la vitre, sortir le haut du corps pour atteindre la boîte, ouvrir la petite porte de la boîte, déposer le courrier, monter le drapeau, fermer la petite porte, remonter la vitre, déboucler la ceinture passager, glisser côté conducteur, boucler la ceinture côté conducteur, baisser le bras de vitesse et partir.

Ceci dans un laps de temps déterminé par les normes de l'employeur.

Évidemment, il y a des obstacles à glisser et la plupart des véhicules ne sont pas conçus pour ce genre de travail. L'endroit où la boucle de la ceinture est verrouillée, l'appui-bras, le cendrier, le bras de vitesse (quand il est au plancher et non au volant), etc.

Jurisprudence, blessure professionnelle, accident de la route, il faudrait permettre l'achat de véhicule de conduite à droite, mais encore là, il y aurait certainement d'autres problématiques.

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