lundi 24 mai 2010

Pourquoi les fanzines doivent-ils exister?

J’ai le goût de revenir sur un des thèmes de Boréal 2010 : les fanzines.

Je m’abstiens d’énumérer les gens à la table parce que j’ai oublié le nom d’un des fondateurs et du défunt fanzine qu'il a créé.

Donc, pourquoi je préfère les fanzines aux revues professionnelles? Telle est la question.

Par manque de professionnalisme? Sûrement pas, les fanzines, dans la mesure de leurs moyens, déploient autant d’énergie qu’une revue dite professionnelle.

L’originalité? BINGO! J’ai participé à cette table ronde de Boréal 2010, mais je n’ai pas parlé, j’ai écouté. Ma réponse aurait été que les fanzines s’accordent plus de liberté dans le choix de leurs textes que les revues professionnelles. Pour soumettre un texte à un fanzine, il faut travailler, bûcher, chercher, corriger, réécrire, comme pour n’importe quel texte finalement. Mais j’ai cette impression de liberté que je ne retrouve pas ailleurs.

Je me suis rendu compte que je suis plus diverti dans un fanzine, les textes m’intéressent plus, me laisse en haleine autant que ceux les revues professionnelles qui souvent, m’ennuie. Je suis peut-être encore au stade amateur, je ne sais pas.

Question de goût? Peut-être. Je ne dénigre pas aucune publication, je veux être publié autant dans Solaris que dans Brins d’éternité que Biscuit Chinois ou Nocturne.

Je crois que les fanzines sont essentiels au divertissement de la nouvelle. Imaginez-vous seulement deux revues qui publient des textes comment 90% des écrivains (e) s sont coupé (e) s. Un texte refusé chez l’un peut-être vu autrement par un autre. C’est donc important de les encourager, de s’abonner, de participer et d’en parler. J'aimerais bien connaitre votre avis.

4 commentaires:

  1. Je ne sais pas si les fanzines accordent plus de liberté, mais, une chose est sûre, ils prennent plus de risque. C'est peut-être pour ça que tu te sens plus diverti en les lisant : ils sortent plus facilement des zones de confort de leurs lecteurs, ce que les revues professionnelles font peut-être un peu moins.

    Ou alors c'est parce que les revues professionnelles impriment des textes plus léchés, tellement fouillés et retravaillés qu'ils perdent un peu de souffle... Mystère.

    Pour moi, travailler avec un bon fanzine (Brins d'éternité!), c'est un peu une façon de faire mes classes, d'avoir (enfin) un contact avec un directeur littéraire.

    Je pense que c'est surtout à ça que les fanzine doivent servir : développer les écrivains.

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  2. Comme m'a déjà dit Joël Champetier, Les fanzines servent de tremplin aux nouveaux auteurs et leur permettent de se faire la main. Il m'a aussi dit que certains textes se prêtent mieux aux fanzines qu'à des revues. Et je suis d'accord avec vous que les fanzines prennent plus de risques. Prenons l'exemple de Katapulpe dont le graphisme est addapté au thème du numéro en cours. Un fanzine est aussi plus diversifié, car on y retrouvera autant une nouvelle de polar, Sci-Fi, fantastique, humoristique et non juste un genre en particulier. Le fanzine permet aux auteurs plus de liberté en ce sens si c'est un fanzine à thème. Brin d'Éternité, Nocturne et Clair/obscur ont quand à eux chacun leur crénaux.

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  3. Il y a un point intéressant. On parle de prendre des risques et de sortir des zones de confort, ce qui a toujours été quelque chose que tu reprochais à certains auteur(s) consacré(s) (je tairai le ou les noms). L'originalité, la prise de risque, la possibilité de se planter, c'est ce qui fait qu'une nouvelle peut être totalement intéressante par sa nouveauté, ou être ratée parce qu'elle ne prend pas suffisamment son sujet au sérieux ou ne sait pas l'exploiter. On retrouve souvent cela dans les fanzines parce que les revues dites professionnelles, d'après ce que j'en ai lu, reviennent souvent avec les mêmes sujets, les mêmes idées, les mêmes auteurs parfois... peut-être est-ce là également, dans le fanzine, un moyen pour les revues dites plus pros, un moyen d'aller au repêchage...

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  4. @Esbé Cette zone de confort, c'est l'auteur lui même qui la créée et il ne s'en rend même pas compte parce qu'il exploite ses thèmes favoris, les choses qui le font triper. Mais oui, c'est bien qu'un auteur essaie quelque chose de complétement différent, il ne faut pas prendre cela comme un reproche ou du bitchage.

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