mercredi 26 mai 2010

L'Aquilon - Carl Rocheleau


Dans un Québec après verglas, l'hiver est maintenant la seule saison. Une grande majorité de gens ont déménagé vers des lieux plus chauds tandis que certains sont restés par obligation ou par choix.

Dans la collection Nova de chez Six Brumes, j'ai lu Le loup du Sanatorium, La légende de McNeil et maintenant L'Aquilon. Avec Le mâle idéal, dont le format ressemble à cette collection, j'avais une petite idée à quoi m'attendre comme récit, hier soir.

L'Aquilon est un centre de réfugiés. La température ne dépasse jamais le 6 ou 8 degrés et chaque individu à son histoire. Les premiers chapitres sont découpés en « chambre » et on nous présente le locataire. Et c'est ici, pour moi, que je retrouve le gros défaut de cette petite révélation. J'ai eu l'impression qu'il n'y avait aucune interaction entre les personnages. Chacun vit sa vie, on nous la raconte. Point. S'il y a du négatif à dire, c'est à ce niveau. Peut-être est-ce voulu ou peut-être ai-je mal compris ce que l'auteur voulait rendre comme relation dans l'Aquilon.

Dans un chapitre, on nous explique les effets d'une drogue. Mais ce fait est disparu aussi vite qu'il est apparu. C'est un peu ça que je reproche.

Ma critique sociale : dans une société basée sur la consommation excessive et le prémâchée, j'espère qu'une telle tragédie obligerait les gens à s'aider, sans se dire c'est pas arrivé chez moi, c'est pas grave.

J'ai adoré les deux chapitres presque identique, mais raconté du point de vue des deux personnages qui se rencontre. L'une croit que l'autre lui fournit des éléments d'articles et l'autre sait qu'il a enfirouapé l'autre. Très bien mené!

L'auteur sait bien choisir ses mots. Il ne nous perd pas dans un déluge (pourquoi pas un Nova sur le déluge au Saguenay!) d'explications qui perdrait un lecteur comme moi. Divertissant, agréable, seule cette interaction manquante m'a dérangé.

Belle page couverture, rien de superflu, mais ça veut tout dire!

Puisque j'étais au lancement de L'Aquilon à Boréal 2010, j'ai su et compris les inspirations de l'auteur et pourquoi il maitrisait si bien ce thème. Pourquoi? Allez au prochain lancement pour le savoir!!!

Si ce n'est pas encore fait, je vous recommande l'achat de L'Aquilon. Merci à Richard Tremblay de me l'avoir suggéré.

7 commentaires:

  1. Coudonc, on est synchronisés dans nos critiques aujourd'hui :p

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  2. J'approuve!

    (Je vais acheter ce nova au Salon du Livre du Saguenay, assurément! J'ai hâte xD)

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  3. @ Gen Ça s'explique par une micro-puce sous-cutanée appelé Bde!

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  4. HaHa. Vos délires sont drôles!

    Je dirais, par contre et sans l'avoir lu, que peut-être l'auteur aurait voulu nous donner un aperçu d'une société québécoise telle que décrite dans le roman. L'intention était peut-être davantage dans les anecdotes de cette nouvelle réalité plutôt que d'amener une source d'évènements menant à de l'action. C'est probablement plus un constat social qu'une course contre la montre... ça fait juste trois fois que je redis la même chose... je dois avoir la même puce sous-cutanée... ou un vieux modèle déréglé :)

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  5. Salut Benoit !
    Pour moi, c'est une critique qui sonne bien ! Côté structure, je te dirais que c'est peut-être parce que tu l'as beaucoup abordé comme un roman alors que je l'ai conçu comme un recueil de micro-nouvelles. Ça n'enlève rien au fait que j'aurais pu ajouter de l'interaction entre les personnages, mais je craignais qu'on ne perde les concordances thématiques - ou qu'elles deviennent trop évidente.
    Pour ce qui est de la drogue, elle reviendra, ne t'en fait pas...

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