jeudi 22 avril 2010

Ad Nauseam - Robert Malacci


Gonzague Chalifoux, le propriétaire d’Écho-Matin veut acheter un journal toulonnais, en France. Il envoie Alfred Pouliot, journaliste au langage coloré qui n’aime que les scènes dégueulasses et Robert Malacci, photographe à la pige. À Toulon, la relation entre Arabes et résidents est tendue. On accuse l’un d’eux du meurtre d’une Française. Pouliot saisit la balle au bond et écrit des articles incendiaires sous une autre identité. Bref, une guerre raciale est commencée. Malacci mène son enquête auprès de la communauté arabe.

Pour moi, Robert Malacci a été une révélation. J’ai commencé avec Sacs de nœuds, son dernier titre publié chez Alire et j’ai tout de suite accroché à son style. Pas trop français international ni jargon québécois. Malacci a su trouver un juste milieu qui m’a carrément fait triper.

J’ai tenté de lire Édouard H Bond, un extrême quand on parle du style littéraire, mais cette particularité m’a repoussé.

Pour Malacci, je suis fan pas à peu près. D’ailleurs, vous pouvez consulter ses petites histoires en ligne dans mon blogroll (Humour noir), ça va vous donner une idée. Attention, vous pourriez devenir accro!

Je m’inspire souvent du style d’écriture de Malacci pour écrire. Sans le copier, je m’en inspire et je lui ai dit par courriel! Peut-être existe-t-il d’autres auteurs sur lesquels je triperais, mais il y a si peu de publicité qu’il demeure des inconnus. Évidemment, on utilise la notoriété de l’auteur pour attirer des lecteurs et ainsi faire une vente. Nelly Arcan et son suicide (je ne la connaissais pas avant ça), Dominique Michel et le livre sur sa vie vendu à 200 000 exemplaires, je crois, Patrick Senécal et son genre, dont les 2 derniers livres laissent à désirer. Il y a quelque part un auteur qui attend sa reconnaissance!

Ad nauseam est un polar qui se lit vite. L’action se déroule à vive allure et comme à son habitude, Malacci se met les pieds dans les plats sans oublier les jolies dames qu’il rencontre chaque fois. Tous les ouvrages de Malacci sont courts (plus ou moins 200 pages). Commencez avec La belle au gant noir, mais Ad nauseam n’est pas un mauvais choix.

Acheter ce livre.

4 commentaires:

  1. Ah, intéressant. Je suis justement en mal de bon polar. Je n'avais pas osé essayer Malacci, n'ayant jamais lu de critique à son sujet. Me voilà fixée! :)

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  2. Si je me fis à la réponse qu'il m'a donné quand je lui ai écrit, les femmes sont le public cible. Tu devrais aimer.

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  3. lol! Affirmation risquée. Mettons que je suis pas le public cible de la plupart des trucs que j'aime :p

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  4. aahahahh pas de vie

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