lundi 12 avril 2010

La nuit soupire quand elle s'arrête - Frédérick Durand


Je sais que la critique a bien reçu ce dernier titre de Frédérick Durand. Ce titre a remporté le prix Jacques-Brassard et toutes les critiques que j’ai lues étaient élogieuses. Loin de moi l’idée de dénigrer cet ouvrage parce que l’auteur a un talent d’écriture indéniable. Presque trop!!!

Je sais que j’ai un problème avec un roman ou une nouvelle quand je n’arrive pas à continuer la lecture chaque jour ou quand je retire le signet, je m'arrête après une dizaine de pages. Je veux être bien clair, j’ai discuté avec Frédérick Durand à deux occasions. Il est très sympathique et intéressant. On ne s'ennuie pas avec lui! Ne mélangeons pas les choses!

Au rendez-vous des courtisans glacés et Je hurle à la lune comme un chien sauvage sont excellents. Quoique je me pose encore la question sur la pertinence et/ou véracité d’un prostitué mâle au service des femmes. J’aurais cru que 99,9999999999999999999999% des clients de la prostitution sont des hommes. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de l'apprécier et de le lire en quelques jours. J’ai embarqué. Pas avec Adèle.

Pourquoi?

Simple, notre chère héroïne n’aboutit pas! Elle semble hésiter à faire de quoi, à agir. Elle pense à plein de torture ou de gestes tordus, mais jamais rien n’arrive. Elle tourne autour du pot et pour moi, comme lecteur, on me perd. Frédérick Durand a la même facilité à raconter une histoire que Patrick Senécal ou Mathieu Fortin, je le sais, j'ai lu 2 autres titres. Mais dans La nuit soupire quand elle s'arrête, je n’ai pas retrouvé cet aspect qui me fascine, qui me fait accrocher à l’histoire. J’aime quand ça avance, que l’auteur aille d’un point A à un point B. Vous n'avez qu'à lire mes 2 nouvelles dans Brins d'éternité.

Je vais continuer à encourager cet auteur (qui suis-je pour critiquer de la sorte si ce n’est qu’un ti-casse qui tente de se faire publier et qui essuie des refus?!? Ce qui veut dire que mes idées ne sont peut-être pas aussi bonnes que je le crois!!!). Ce livre n’était tout simplement pas pour moi. Frédérick Durand reste toujours un excellent auteur de fantastique et j’ai hâte de le lire son prochain ouvrage.

En passant, que se passe-t-il avec les éditions de la veuve noire? Le site Web… hors ligne. J’ai eu ouïe dire que madame Madore a refusé tous les manuscrits qu’elle avait reçus. Est-ce la fin? Si quelqu’un le sait, j’aimerais bien qu’il partage cette info avec moi.

3 commentaires:

  1. On a beau être des écrivains à peu près inconnu, je crois qu'on a assez d'expérience comme lecteur pour avoir le droit de dire qu'on n'aime pas un bouquin ;)

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  2. Tout à fait d'accord avec Gen! Bien entendu, c'est relatif, mais on a le droit de ne pas aimer et faut pas se sentir mal à l'aise pour ça!

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  3. J'avoue que j'avais un malaise. Personne n'aime se faire dire de critique négative. Par contre, je crois que c'est avec elle qu'on grandit et qu'on peut évoluer en tant qu'auteur.
    Merci de me l'avoir bien fait comprendre!

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